Tout d'abord, la place du solfège dans mes cours est très variable. Comme c'est un outil et non un but en soi, son apprentissage se fait au fur et à mesure des besoins de l'élève. Les premières notions de solfège (rythmes, registres, nom des notes, etc.) sont généralement abordées de manière très concrète. C'est seulement lorsque l'élève prend conscience de l'utilité de cet outil que l'apprentissage explicite peut s'engager sans difficulté.
Geste et musicalitéLa qualité du son produit par le pianiste dépend de son geste et de son « intention sonore ». Pour cette raison, je porte tout d'abord une attention particulière à la relation du corps à l'instrument. J'ai aussi constaté que la motivation était étroitement liée à la qualité de cette relation : l'envie de pratiquer son instrument grandit lorsqu'on s'y sent bien. Ensuite, j'accorde une place importante au développement de l'oreille musicale. J'utilise souvent le chant pour établir un lien entre un geste et le son qu'il produit. La musicalité peut alors se développer dans l'esprit de l'élève et trouver son expression dans son jeu pianistique.
AutonomieEnfin, je considère qu'il est capital de fournir à l'élève la capacité d'être autonome dans le travail de l'instrument. Pour que cette autonomie se développe, l'élève doit « apprendre à apprendre ». On constate d'ailleurs que cette démarche réflexive réalisée pendant le cours de piano peut se généraliser à d'autres domaines de l'apprentissage comme le domaine scolaire.